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Surmonter l’hyperactivité liée au TDAH en tant qu'entrepreneur par André Brisson

12/01/2022
Shelly-Ann McMorris

Dans une conférence en ligne organisée récemment par le CSTC, j'ai expliqué comment mon TDAH était la clé de mon succès en tant qu'entrepreneur et comment mon TDAH non diagnostiqué a saboté mon succès. Ma présentation a laissé certaines questions sans réponse, notamment en ce qui concerne mes mécanismes d'adaptation pour faire face à l'agitation et la nervosité (de l'esprit et du corps).

TOUJOURS DIFFICILE

Même si je sais qu'il m'est physiquement et neurologiquement impossible de me détendre complètement, il m'est toujours difficile de gérer mon agitation. Dans le passé, mon mécanisme d'adaptation était d'être constamment « sur la brèche ».

EXEMPLE D’UNE JOURNÉE ORDINAIRE

Une journée ordinaire pour moi commençait à 5 heures du matin par un trajet de deux heures vers un chantier de construction. Ensuite, je me rendais à deux, trois ou quatre autres réunions sur des chantiers. Après cela, je retournais à mon bureau pour répondre aux courriels, rédiger des rapports, informer l'équipe et revoir le travail. Finalement, je rentrais à la maison pour dîner (tard, bien sûr) et mettre les enfants au lit.  Une fois les enfants couchés, je sortais mon ordinateur et travaillais jusqu'à l'heure du coucher. Le lendemain matin, je répétais un cycle similaire. C'était ma routine pendant 18 ans et c'est épuisant rien que d'en parler.

EMPLOI DU TEMPS SURCHARGÉ

En maintenant un emploi du temps aussi chargé, tout ce que j'avais à faire devenait une affaire urgente.  Je me pressais pour me rendre sur un chantier, me précipitais à chaque réunion et arrivais en retard au bureau pour ensuite me hâter de répondre aux courriels, rédiger des comptes rendus, etc. J'avais la tête brûlée et je réalisais de magnifiques exploits au travail, mais tout cela avait un coût.

COÛT DE L'URGENCE AUTO-IMPOSÉE

Je ne me suis pas accordé assez de temps pour faire la navette entre les réunions, ce qui m'a valu de nombreux quasi-accidents sur la route et des clients irrités par mon manque de ponctualité.  Comme je passais trop de temps hors du bureau, je retardais mes projets jusqu'à la toute dernière minute. Je devais travailler jusqu'au bout de la nuit pour tout terminer, ce qui entraînait une fatigue constante et aggravait ma dysrégulation émotionnelle. Cette situation mettait à rude épreuve bon nombre de mes relations au travail avec mes employés, mes clients et, pire encore, à la maison avec ma femme et mes filles.

VISER À TROUVER LE CALME

Aujourd'hui, je vise à trouver le calme. Un matin d'automne, alors que j'étais au sommet d'une montagne au Québec, j'ai réalisé la valeur du calme. Après cette prise de conscience, j'ai cessé d'essayer de trouver des moyens de me détendre. Au lieu de cela, je trouve maintenant des moyens d'être calme, ce qui m'a aidé à gérer mon hyperactivité.

MES JOURNÉES SONT AXÉE SUR LE CALME

Maintenant, je ne me précipite pas dans mon emploi du temps et je ne travaille pas à la maison le soir. Pour moi, le calme consiste à quitter mes vêtements de travail pour mes vêtements confortables lorsque je rentre chez moi, car cela m'aide à évacuer le stress ou l'anxiété liés au travail. Changer de vêtements m'aide à me rappeler que je suis chez moi et que je suis en sécurité.  Le calme comprend également le fait de rattraper le temps perdu avec ma famille en m'asseyant avec eux à la table du dîner et en lisant pour le plaisir après le repas.

MÉDITATION DE PLEINE CONSCIENCE

Ma technique indispensable pour atteindre le calme est la méditation guidée de pleine conscience que je fais chaque soir avant de se coucher. la méditation apaise mon esprit et me permet de m'endormir plus rapidement. Au début, il n'était pas facile de suivre la routine et il m’a fallu plusieurs tentatives pour acquérir l’habitude. Actuellement, je suis en train d'enchaîner 500 jours de méditation. La méditation de pleine conscience m'aide également à être plus attentif pendant la journée.  Le plus grand avantage que j'ai gagné en gardant cette routine est une réduction de ma dysrégulation émotionnelle au travail et à la maison.  Mes séances de méditation durent de trois à vingt minutes et font désormais partie de ma routine du coucher.

MES MÉCANISMES D'ADAPTATION AU TRAVAIL

Maintenant, quand je suis au bureau, je me consacre à faire plus de tâches créatives qui me permettent de mobiliser mon énergie hyperactive. Je me déplace aussi davantage au bureau et je parle aux employés de leurs projets. Je suis devenu celui qui résout les problèmes dans le cadre de projets mobiles, ce qui est un rôle parfait pour moi. Je me suis débarrassé d'un grand nombre de tâches qui ne me plaisaient pas. J'ai également acheté un bureau debout qui peut monter et descendre quand je le veux.

ESSAYEZ-LE POUR Y CROIRE

Il est encore incroyable de constater à quel point le calme a été la solution pour surmonter mon hyperactivité physique et (surtout) mentale. Cela semble peut-être paradoxal, mais pour moi, c'est la vérité !  Il m'a fallu presque un an pour en prendre pleinement conscience et voir les résultats de mes efforts. J'ai dû accepter que les résultats mettraient du temps à se manifester et qu'il fallait être patient. Outre mon mariage, donner la priorité au calme a été l'engagement le plus important que j'ai pris dans ma vie.

Pour en savoir plus, consultez le blog personnel d'André Brisson à andreb.ca et son blog professionnel à tacticalbts.com.

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